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Retour sur les 500 miles d’Indianapolis édition 2012

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Sous une chaleur record, Dario Franchitti a compensé une qualification moyenne pour s’imposer à l’issue d’une très bonne édition des 500 miles d’Indianapolis. Dario Franchitti signe ainsi sa troisième victoire sur le mythique Indianapolis Motor Speedway, un exploit réalisé par seulement dix pilotes au cours de l’existence de la course. Cette victoire possède un cachet particulier puisque c’est la première victoire pour l’équipe Ganassi cette saison, de même que pour le moteur Honda qui retrouve le chemin du succès sur le premier ovale de l’année, après quatre victoires consécutives du moteur Chevrolet. L’équipe Ganassi avait des motifs de satisfaction puisque Scott Dixon s’est classé deuxième tandis que la KV Chevrolet de Tony Kanaan complète le podium. La présence de Dario Franchitti et Tony Kanaan dans le trio de tête à l’arrivée a créé une forte émotion, les deux hommes étant parmi les amis pilotes les plus proches de Dan Wheldon, défunt vainqueur l’an passé, dont la présence ce week-end était prégnante.

Au départ, après une lutte rapide entre Ryan Briscoe et James Hinchcliffe, Marco Andretti s’impose vite comme leader en prenant la tête au tour 13. A cet instant déjà, les monoplaces motorisées par Lotus de Jean Alesi et Simona de Silvestro ont écopé d’un drapeau noir, car leur vitesse est bien inférieure à celle du reste du peloton. Malgré quelques passages où Andretti a laissé sa position de leader, il s’y maintient ponctuellement jusqu’à l’accrochage entre Mike Conway et Will Power au 79e tour. Il s’agissait du seul incident impliquant plusieurs voitures. Mike Conway est parti dans le mur, entraînant dans sa chute l’homme en tête du championnat Power. A noter que Conway venait de revenir en piste après un arrêt au stand désastreux où il a heurté deux de ses mécaniciens, causant des dégâts à son aileron avant, qui n’avait pas été réparé avant son retour en piste. Power a donc été la victime indirecte et malchanceuse de ce crash regrettable. Néanmoins, le crash aurait pu être bien pire : Power a perdu l’une de ses roues dans l’aventure, et Helio Castroneves l’a évitée de justesse.

Le crash d’Ana Beatriz, intervenu au tour 89, provoque une nouvelle neutralisation. C’est alors que Scott Dixon et Dario Franchitti prennent les deux premières places, tandis que Takuma Sato s’impose comme l’une des forces en présence à surveiller pour la gagne. Les choses se précisent, même si l’issue demeure incertaine. Takuma Sato mène la meute pendant une vingtaine de tours, mais plus tard dans la course, Sebastian Saavedra provoque une nouvelle neutralisation, permettant aux deux coéquipiers Dixon et Franchitti de reprendre les commandes. Malgré cette domination par équipe, Franchitti n’a pris la tête pour la première fois qu’au tour 151 après avoir dû remonter de la dernière place, suite à un incident survenu dans l’allée des stands lors de son premier arrêt, où il s’est fait pousser par la KV Racing d’EJ Viso, le faisant partir en vrille à l’abord de son box. Dans une bien meilleure situation, l’Ecossais a continué sa route en consacrant ses derniers tours à troquer la tête de la course avec son coéquipier Dixon, l’un profitant du draft de l’autre à tour de rôles.

A vingt tours du but, Ed Carpenter, l’unique pilote-propriétaire, remonté dans les cinq premières places et alors qu’il est en pleine bourre, il perd le contrôle de sa DW12 et provoque une nouvelle neutralisation. Quatre tours plus tard, c’est Tony Kanaan qui réalise un restart exceptionnel pour prendre la tête de la course. TK, toujours placé mais jamais vainqueur à Indianapolis, peut commencer à y croire. Mais avant cela, Marco Andretti, huitième à ce moment, tape le mur à 12 tours du but, entraînant l’avant-dernière neutralisation de la course. Au restart, il reste sept boucles à parcourir et Kanaan se fait déborder par l’infernal duo Ganassi qui décide de continuer à la jouer collectif jusqu’à s’assurer la victoire.

Les plans des voitures rouges Target sont cependant contrariés par un Takuma Sato en feu qui réussit à s’intercaler en deuxième position à deux tours de la fin. Le Japonais se tient juste derrière Franchitti au drapeau blanc, indiquant le dernier tour, et il tente de passer le leader à l’intérieur du premier virage dans le dernier tour. Malheureusement, il n’y avait pas assez d’espace et Sato perd le contrôle de sa monoplace et s’encastre dans le mur. Le drapeau jaune sort et Franchitti n’est plus inquiété pour la gagne. Sato s’est exprimé sur l’incident, indiquant que l’aspiration l’avait rapproché de Franchitti à l’abord du dernier tour, et que l’Ecossais ne lui avait pas vraiment laissé de place. Ce qui peut se comprendre, Franchitti n’étant pas le dernier venu. Le Japonais a donc franchi la ligne blanche intérieure où l’adhérence n’est plus, d’où la perte de contrôle. Son équipe a déclaré ne pas regretter les évènements, le mouvement pouvant être tant héroïque que ce qu’il fut, d’autant plus lors de l’euphorie du dernier tour de la course la plus mythique du calendrier !

Durant la course, le record des plus nombreux changements de leader pendant l’histoire des 500 miles d’Indianapolis a été battu, notamment grâce aux nouvelles voitures qui permettent un phénomène d’aspiration qui semble meilleur que l’ancienne génération de monoplace. De quoi laisser optimiste pour les futures éditions des 500 miles. A noter également que le meilleur débutant de la course n’est autre que l’ancien pilote de Formule 1 Rubens Barrichello, qui n’est certes pas considéré comme rookie pour l’ensemble de la saison, mais l’est pour cette course singulière.

Au championnat, l’abandon précoce de Will Power resserre légèrement la situation au championnat, l’Australien ne possédant plus que 36 points d’avance au championnat sur Helio Castroneves et James Hinchcliffe. Dario Franchitti compense avec sa victoire un début de saison mitigé puisqu’il remonte à la sixième place du championnat, à 64 points de Power. Premier Français, et toujours meilleur débutant, Simon Pagenaud est actuellement septième du championnat, à égalité de points avec Dario Franchitti.

Le prochain rendez-vous de l’IndyCar se tiendra ce week-end à Detroit, pour le Chevrolet Detroit Belle Isle Grand Prix.

IndyCar Series 2012 – Indy 500 – Course
1. Dario Franchitti – 200 tours en 2h58m51.2532s
2. Scott Dixon – +0.0295s
3. Tony Kanaan – +0.0677s
4. Oriol Servia – +2.9166s
5. Ryan Briscoe – +3.6721s
6. James Hinchcliffe – +4.0962s
7. Justin Wilson – +4.2430s
8. Charlie Kimball – +4.6056s
9. Townsend Bell – +5.6168s
10. Helio Castroneves – +7.6352s
11. Rubens Barrichello – +7.9240s
12. Alex Tagliani – +8.2543s
13. Graham Rahal – +8.7539s
14. J.R. Hildebrand – +11.3423s
15. James Jakes – +13.4494s
16. Simon Pagenaud – +14.1382s
17. Takuma Sato – + 1 tour
18. E.J. Viso – + 1 tour
19. Michel Jourdain – + 1 tour
20. Sebastien Bourdais – + 1 tour
21. Ed Carpenter – + 1 tour
22. Katherine Legge – + 1 tour
23. Ana Beatriz – + 10 tours
24. Marco Andretti – + 13 tours
25. Josef Newgarden – + 39 tours
26. Sebastian Saavedra +57 tours
27. Ryan Hunter-Reay – + 77 tours
28. Will Power – + 121 tours
29. Mike Conway – + 122 tours
30. Bryan Clauson – + 154 tours
31. Wade Cunningham – + 158 tours
32. Jean Alesi – + 190 tours
33. Simona de Silvestro – + 191 tours

IndyCar Series 2012 – Classement Général – Course 5/16
1. Will Power – 200 pts
2. Hélio Castroneves – 164
3. James Hinchcliffe – 164
4. Scott Dixon – 153
5. Ryan Hunter-Reay – 143
6. Dario Franchitti – 136
7. Simon Pagenaud – 136
8. Ryan Briscoe – 128
9. Tony Kanaan – 113
10. J.R. Hildebrand – 103
11. Rubens Barrichello – 102
12. Takuma Sato – 100
13. Oriol Servia – 99
14. Graham Rahal – 97
15. Charlie Kimball – 96
16. Justin Wilson – 94
17. E.J. Viso – 94
18. Marco Andretti – 86
19. James Jakes – 77
20. Mike Conway – 75
21. Sébastien Bourdais – 74
22. Josef Newgarden – 72
23. Ed Carpenter – 67
24. Katherine Legge – 61
25. Simona de Silvestro – 61
26. Alex Tagliani – 59
27. Ana Beatriz – 28
28. Townsend Bell – 26
29. Michel Jourdain Jr – 16
30. Sebastian Saavedra – 14
31. Bryan Clauson – 13
32. Wade Cunningham – 13
33. Jean Alesi – 13

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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