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GP2 – Entretien avec Sam Bird à Spa-Francorchamps

Sam Bird 2013 GP2 Series Spa-Francorchamps

A Spa-Francorchamps, nous avons rencontré Sam Bird après sa victoire en Feature Race, qui succédait à la pole du Britannique le vendredi. Le pilote de 26 ans, soutenu par Mercedes, est persuadé que 2014 est le bon moment pour intégrer la catégorie reine… Interview.

Cette année, tu es de retour en GP2 Series avec une nouvelle équipe et tu as déjà remporté des victoires. Quel sentiment cela suscite-t-il ?

Le championnat est très serré. On est dans une bonne passe où la voiture a été bonne. J’ai remporté le plus de courses [quatre, ndlr], mené le plus de tours et je crois qu’en qualifications, j’ai figuré parmi les mieux classés sur les grilles de départ. Jusqu’ici, ça s’est bien passé. Il reste encore quelques courses à effectuer, elles sont très importantes. Il faut continuer de prendre des points car on ne sait jamais ce que réservent les courses qui suivent.

Tu es soutenu par Mercedes. Où penses-tu que cela va te mener ?

Honnêtement, je ne sais pas vraiment.

Quelques pilotes dans ton cas se sont retrouvés du côté du DTM, par exemple…

Le DTM serait fantastique, mais j’adorerais avoir une chance en F1. C’est un rêve de gosse, je me sens prêt physiquement et je suis préparé mentalement. Je pense que c’est le bon moment.

Quelle est ta relation avec ton coéquipier Tom Dillmann ?

On s’entend très bien avec Tom. Aussi, on travaille très dur ensemble pour s’assurer que la voiture est la meilleure possible. C’est un compétiteur acharné, ça permet une bonne émulation dans l’équipe, on apprend l’un de l’autre et ça permet d’être rapide.

Vous êtes tous les deux très performants, cette émulation vous permet-elle de meilleurs résultats ?

Je pense que notre duo de pilotes est le meilleur du plateau GP2. Cela n’a pas été simple d’être une nouvelle structure, il fallait s’habituer à une nouvelle philosophie de travail mais ça vient bon aujourd’hui.

L’an dernier, tu te battais déjà pour le titre, mais en Formule Renault 3.5. En GP2, les priorités ne sont pourtant pas les mêmes mais tu es à nouveau aux avant-postes. Où réside la difficulté cette année ?

La manière de piloter est complètement différente en GP2. Il faut faire plus attention, toujours veiller sur les pneumatiques. En World Series, j’ai connu une bonne année où j’ai bien piloté et où j’ai réalisé de bons résultats. Mais je ne pense pas avoir eu la monoplace qu’il fallait pour remporter le championnat, en me battant toutefois pour décrocher le titre. A mon avis, j’ai fait du bon travail. M’imposer à Monaco et Silverstone, c’était génial !

Pour toi, quelle est ta meilleure performance cette saison, cette victoire en Feature Race à Spa ?

Un meilleur résultat ? Ce serait de remporter le championnat ! J’ai été victorieux à trois des quatre circuits les plus prestigieux, selon moi, où nous courons cette saison : Monaco, Silverstone et Spa. Il me reste à remporter une course à Monza ! C’était très bien de gagner au Bahreïn aussi : c’était la première victoire de l’équipe, ma première aussi avec eux.

Revenons sur l’affaire Mercedes-Pirelli. Le verdict t’a finalement sanctionné directement… Quelle avait été ta réaction ?

J’étais déçu, certes, mais je fais partie de l’équipe. J’ai compris qu’il s’agissait d’un verdict mérité. Bien sûr, c’est dommage car cela m’a empêché de montrer mon talent, mais c’est ainsi.

Si l’an prochain, tu ne parviens pas à intégrer la F1, estimes-tu que rester en GP2 est une bonne option en sachant que la Dallara reste la même alors que les règles en F1 vont complètement changer ?

J’aimerais penser que l’an prochain je n’aurais pas besoin de courir à nouveau en GP2, surtout si je remporte le championnat, cela n’aurait pas d’intérêt. J’ai réalisé des poles, des victoires et des podiums. En cas de sacre, j’en serai à deux titres et je ne sais pas ce que je pourrais faire de plus pour prouver mon talent !

Avoir autant de pilotes britanniques talentueux en GP2 est-il un avantage ou un inconvénient ?

Ce n’est absolument pas un désavantage. De voir de nombreux pilotes britanniques sont talentueux et proches d’intégrer la F1, c’est super pour le sport auto en Grande-Bretagne.

Autre sujet : tu es engagé dans l’association Halow, peux-tu en dire plus sur son action et ton implication ?

Halow est une association caritative qui vient en aide aux jeunes adultes qui rencontrent des troubles d’apprentissage. On leur donne l’opportunité d’aller de l’avant dans la vie, on s’assure qu’ils peuvent bénéficier de la meilleure qualité de vie possible. J’en ai rencontré la plupart, ils sont géniaux. De mon côté, je n’ai pas de problème, je peux vivre à 100% et piloter une voiture de course.

Ils ne peuvent pas le faire, mais si on parvient à leur offrir le bonheur et leur apporter les meilleures opportunités possibles pour se lancer dans la vie, cela me rendrait très heureux.

Sam Bird a déjà prouvé son talent en se battant pour le titre en Formule Renault 3.5 l’an passé et en connaissant la même situation cette saison en GP2 Series, avec à son actif après Spa-Francorchamps le plus grand nombre de victoires. L’avenir déterminera si cela est suffisant pour le voir gravir la dernière marche vers la Formule 1.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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