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Tom Dillmann 2013 GP2 Series Spa-Francorchamps
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GP2 – Interview de Tom Dillmann à Spa-Francorchamps

Le Français Tom Dillmann réalise sa deuxième saison de GP2 Series cette saison, sa première saison complète avec RUSSIAN TIME suite à une première année difficile, tronquée après le Grand Prix d’Allemagne. Nous l’avons rencontré à Spa-Francorchamps, où il nous a livré ses impressions sur la saison en cours et l’importance de son rôle dans une nouvelle équipe.

ChequeredFlags : Avec Sam Bird et toi, le duo de pilotes de RUSSIAN TIME a été mis sur de bons rails. Grâce à vous deux, l’équipe joue les podiums et victoires, voire le titre. Votre duo a-t-il un truc en plus sur les réglages ?

Tom Dillmann : On a commencé la saison avec Sam [Bird] qui a beaucoup d’expérience, il est allé chercher les résultats. J’ai dû faire beaucoup de développement. Parfois, je tentais des choses mais cela m’amenait par moments dans la mauvaise direction. Le but n’était pas d’aller chercher la performance mais d’aider l’équipe à progresser. Cela m’a désavantagé sur la performance mais c’est comme cela qu’on arrive à progresser, cela a permis à Sam de gagner des courses. On a pu bien développer la voiture.

Aussi, de nombreux éléments se sont mis en travers de mon chemin. Par exemple, en qualifications à Spa-Francorchamps, j’ai eu un problème d’amortisseur. J’ai tout de suite senti, au volant, que la voiture avait un comportement anormal. On a identifié le problème dans la soirée… c’est un peu à l’image de ma saison.

CF : L’an passé, débuter avec à tes côtés Ricardo Teixeira n’était pas évident : il fallait t’adapter à la discipline et compter sur toi-même pour mettre au point la voiture, ce qui n’a pas forcément été simple…

TD : Même en débutant l’an passé, j’ai tout de même réussi à mettre la voiture au point pour la deuxième partie de saison. La voiture commençait vraiment à bien fonctionner. Malheureusement, je n’ai pas pu en profiter. Cela dit, je ne peux qu’être reconnaissant envers Rapax de m’avoir laissé piloter aussi longtemps.

Cette année, on manque d’expérience. A Budapest, par exemple, ce n’était pas simple. Si on avait su, on ne serait pas parti avec cette voiture-là [après la pole du vendredi], mais on ne savait pas que ça allait être ainsi.

CF : Certains sites spécialisés parlent de plus en plus des formules de promotion, et du GP2 Series notamment. Ressens-tu un regain d’intérêt de la part des médias ?

TD : Pas plus que ça. Par rapport à la moto, le Moto2 est bien plus médiatisé que le GP2 en auto. C’est vraiment dommage, car les courses sont vraiment intéressantes et spectaculaires. Ce serait plus facile si l’on avait plus de visibilité pour attirer des sponsors et éviter que les pilotes aient à apporter leur budget.

CF : En WTCC, avec Sébastien Loeb et Yvan Muller, une Dream Team Alsace se forme. Ça t’intéresserait de la rejoindre si on te le proposait ?

TD : Le WTCC est un championnat professionnel, mais à mon avis, la voiture est moins marrante à conduire que la GP2. On peut bien sûr faire une carrière en touring cars, ce serait pas mal, mais c’est mieux de rouler dans des voitures plus performantes !

CF : Spa-Francorchamps, c’est en quelque sorte la rentrée des classes pour les pilotes de F1, GP2 et GP3. Tu avais prévenu que tu allais en profiter avant de tout exploser et chercher les résultats. Quels objectifs t’es-tu fixé ?

TD : Je suis très occupé toute l’année. Je fais du driver coaching à côté pour Motopark en F3. Presque tous les week-ends, je suis en déplacement. Du début à la fin de saison, l’objectif est le même : je veux gagner. Le driver coaching se passe bien : l’équipe fait des triplés à chaque course ! En plus, je travaille avec les mêmes ingénieurs ici et en F3 [Motopark et Russian Time sont étroitement liés, ndlr]. Je passe plus de temps avec eux qu’avec ma famille !

CF : Bénéficier comme base de l’expertise de Motopark a-t-il aidé pour mieux aborder la saison 2013 de GP2 ?

TD : Oui, mais le GP2 est très particulier car il n’y a pas beaucoup d’essais, trente minutes par week-end. L’expérience compte énormément. Dans cette demi-heure, on n’apprend pas grand-chose et il faut surtout se mettre dans le rythme pour les qualifications. Le pilote peut tenter une configuration, mais guère plus.

CF : Quel effet ça fait d’inspirer Fernando Alonso au départ du Grand Prix d’Espagne ?

TD : C’était un bon coup de pub, forcément positif pour mon image ! [L’Espagnol avait indiqué avoir observé les pilotes GP2 au départ et avait réalisé la même manoeuvre à l’extérieur du premier virage que Tom Dillmann, ndlr]

La prochaine étape pour Tom Dillmann sera Monza, dans un peu moins de deux semaines. Le Français a un bon coup de volant mais doit encore concrétiser pour convaincre, mais il dispose de la fin de saison pour cela, au contraire de l’an passé. A lui de saisir les opportunités qui se présentent, à l’instar d’Adrian Quaife-Hobbs qui mise sur une fin de saison tonitruante pour continuer l’aventure en GP2 Series.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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