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GP2 – James Calado se sent prêt pour la Formule 1

James Calado GP2 Series 2013 Spa-Francorchamps

James Calado est parfois considéré comme le Poulidor des sports mécaniques. Deuxième derrière Jean-Eric Vergne en British F3, il a ensuite concédé le titre à Valtteri Bottas en GP3 Series en 2011. Ses deux adversaires sont désormais en Formule 1, mais le Britannique pourrait bien les rejoindre dès l’an prochain, notamment grâce au soutien d’All Road Management et de Nicolas Todt depuis cette saison. James Calado a réalisé ses premiers tours de roues avec Force India à Silverstone et il bataille aujourd’hui en GP2 Series pour à nouveau impressionner, comme l’an passé pour sa première saison.

Nous avons fait le point avec l’un des protégés de la Racing Steps Foundation à Spa-Francorchamps. Confiant, celui-ci connaît bien les codes de communication et avance sans se poser trop de questions vers son rêve d’enfant : la Formule 1.

Comment se sont passés tes essais en Formule 1 lors des essais jeunes pilotes à Silverstone ?

C’était ma première expérience en F1 sur la piste. Auparavant, j’avais effectué deux séances d’essais aéro en ligne droite. J’ai aussi travaillé dans le simulateur. C’était assez incroyable. Au premier contact, c’est très différent d’une GP2. S’habituer aux deux est assez difficile. Le faire à Silverstone, en tant que pilote britannique, dans une équipe basée en Angleterre… C’est un sentiment fantastique. Après une dizaine de tours, j’étais déjà plutôt rapide. J’ai réalisé le meilleur temps le matin. L’équipe était impressionnée, tout le monde a fait du bon travail et il faut voir ce qu’il se passera par la suite.

L’an passé, tes débuts en GP2 étaient tonitruants avec plusieurs victoires. Tu es même passé prêt de te distinguer en Feature Race à Valencia, entre autres prouesses. Aujourd’hui, ta situation est différente. Comment l’expliques-tu ?

Cette année, cela n’a pas été facile. On a rencontré de nombreuses difficultés, notamment sur le réglage de la voiture. Les nouveaux pneus nous ont davantage affecté que nos adversaires. Notre rythme de course est bon. A Spa-Francorchamps, on a réalisé un pas en avant. Il nous faut encore travailler et progresser, ça devrait aller ensuite.

Nicolas Todt et All Road Management travaillent dur pour te faire une place en Formule 1. Concrètement, comment cela avance-t-il ?

On a signé un contrat en début de saison, qui comprenait la moitié d’un budget de GP2. Je suis très reconnaissant de cela. Nicolas [Todt] et toutes les personnes impliquées travaillent pour me placer en F1. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai pu faire des essais en F1. Les négociations pour mon futur sont en cours et je devrais bientôt reprendre le volant.

Tu es fan de MotoGP. A un moment de ta carrière, as-tu dû choisir entre l’un ou l’autre ou choisiras-tu de te consacrer aux deux roues plus tard ?

J’ai débuté en deux roues avant les quatre et j’ai toujours été aussi bon sur l’un ou l’autre. Bradley Smith est l’un de mes meilleurs amis. On passe du temps et on s’entraîne ensemble car le processus est assez similaire. C’est une possibilité à envisager à l’avenir, sans doute. Je suis passionné de motos, alors on verra bien ! Je suis un peu comme Oliver Rowland, dans le sens où mes parents n’apprécient pas vraiment de me voir sur deux roues. Mais c’est quelque chose que je fais régulièrement, de l’off-road notamment, parfois avec Bradley [Smith]. Pour l’heure, je reste fidèle aux quatre roues : si je réussis, par la suite je pourrais m’essayer aux deux roues.

L’an passé, Spa-Francorchamps était ton dernier meeting où la performance était au rendez-vous. Tu as certainement pour objectif d’inverser la tendance et t’imposer en tant que candidat pour le titre ?

En 2013, je connais les pistes sur lesquelles le GP2 se rend en fin de saison. J’ai plus d’expérience, la voiture fonctionne bien, on sera bien placé. Si cela reste difficile, il est toujours possible de remporter le championnat.

Contrairement à Oliver Turvey, tu peux réaliser une deuxième saison de GP2 grâce au soutien de la Racing Steps Foundation. Quelles raisons expliquent un tel changement ?

Je suis très reconnaissant du soutien de la RSF à nouveau. Pour être honnête, il s’est trouvé que le budget était gérable pour effectuer une saison de plus en GP2. Je n’étais pas encore prêt pour la F1 cette année, mais je pense l’être aujourd’hui, c’est mon ressenti. A partir de là, on peut avancer vers cet objectif.

De nombreux pilotes soulignent l’importance d’être en GP2 ou GP3 pour mieux comprendre les pneus Pirelli. Concrètement, l’adaptation est-elle plus facile lors d’essais F1 ?

Les pneus réagissent de la même manière, même si la dégradation est peut-être plus accentuée sur une F1. Mis à part cela, c’est assez similaire.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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