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GP2 – Stefano Coletti peut-il revenir aux avant-postes ?

Stefano Coletti 2013 GP2 Series Spa-Francorchamps

Stefano Coletti est resté leader du championnat de GP2 Series après Spa-Francorchamps, mais la saison est plus resserrée que jamais. Le Monégasque sait qu’il doit retrouver son niveau de forme du début de saison, mais doit d’abord se dépatouiller avec des soucis de réglages. Explications du principal intéressé, qui continuera certainement à se battre pour saisir l’occasion de se distinguer avec un titre.

Au début de l’année, tu réalises une entame de saison tonitruante mais depuis quelques courses c’est plus compliqué. Quelle est ta version des faits ?

Disons qu’on a eu quelques soucis techniques et quelques soucis de réglages qu’on a identifié durant la pause. On pense avoir trouvé le problème et on espère que cela se confirmera dès vendredi.

Tu as été le premier pilote à être confirmé pour 2013. Cela t’a-t-il apporté un plus pour ta préparation, et si oui comment l’évalues-tu ?

C’était justement le but de signer le plus tôt possible avec une équipe pour pouvoir travailler tout l’hiver et développer l’auto. Je pense que cela a en effet payé car pendant que les autres étaient là en train de choisir leur équipe et essayer de faire des chronos à tous les posts, nous étions en train de développer la voiture et faire énormément d’essais. C’est toujours bon de se familiariser avec l’équipe et de signer assez tôt.

En GP2, beaucoup de pilotes, débutants surtout, disent qu’il faut de l’expérience. Celle que tu as engrangée en monoplaces depuis 2005 est-elle suffisante ou le GP2 est-il très spécifique, notamment avec les Pirelli ?

Il faut de l’expérience parce que c’est une catégorie dans laquelle on ne roule pas beaucoup. C’est une voiture très difficile à conduire et surtout très difficile à amener à la limite, surtout avec les pneus Pirelli qui sont difficiles à comprendre. Plus on roule, plus on arrive à les comprendre. C’est clair que de nos jours, arriver dans sa première année et remporter le titre, je pense que c’est quasi impossible.

A l’époque de l’ancienne voiture et des Bridgestone, c’était sûrement plus facile parce qu’un pilote pouvait plus faire la différence et pousser la voiture à la limite alors que maintenant il faut comprendre le pneu. Et vu qu’il n’y a pas la possibilité de rouler énormément en GP2, le seul moyen d’y arriver, c’est de faire deux années.

C’est très difficile à gérer. Ce week-end, il y a de nouveaux pneus qu’on ne connait pas du tout. Ce sera un peu une surprise.

Cette année le trafic a été une plaie en qualifications pour de nombreux pilotes. Pourtant la piste est optimale au même moment pour tous, donc c’est une loterie supplémentaire ?

En Hongrie, le trafic était une galère. La piste est vachement courte donc c’est difficile de finir un tour sans trafic. Ici, la piste fait sept kilomètres donc c’est un peu plus facile. Je pense que la température va beaucoup jouer. J’espère qu’il fera chaud vendredi.

Quel est l’adversaire que tu crains le plus pour la lutte pour le titre ?

Disons que Nasr, celui qui est deuxième, est quand même l’un des pilotes qui est le plus constant. Ce n’est peut être pas le plus rapide tout le temps mais sûrement le plus constant. On a trop laissé de points lors des trois derniers week-ends. On a mal géré nos points d’avance donc il faut que l’on se rattrape, que l’on gagne des courses et qu’on reprenne le large mais je pense qu’au championnat Leimer, Nasr et Bird sont les trois les plus dangereux.

Quels sont tes rapports avec ton coéquipier Simon Trummer, notamment dans la collaboration pour améliorer les réglages ?

C’est important d’avoir un coéquipier qui marche car vu qu’on ne roule pas beaucoup, on ne peut pas tester énormément de choses. On se répartit ainsi le travail et Simon m’a beaucoup aidé dernièrement, sur beaucoup de choses sur la voiture lors des deux dernières courses. C’est sûr que ça aide énormément.

Toi qui as aussi couru en Formule Renault 3.5, trouves-tu que les pilotes sont plus casse-cou pour certains en GP2 ?

C’est pareil. Je pense qu’il y en a qui sont vraiment casse-cou ici, ils sont vraiment un peu fous mais il y en a dans toutes les catégories.

Existe-t-il une rivalité entre toi et Stéphane Richelmi ?

Aucune. Au contraire. On s’entend bien, on est amis à la base et en plus, généralement, on s’entraide aussi. Ca m’est souvent arrivé, comme à Sepang quand je partais en pole, le lendemain, c’est lui qui partait en pole et il est venu me poser des questions sur où j’avais freiné au premier virage et je lui ai répondu donc il n’y aucune rivalité.

Tu as été invité aux Spécialistes, l’émission de Canal+ Sport qui revient sur le Grand Prix passé. Ce plus médiatique doit être une exposition appréciable pour un jeune pilote…

L’exposition médiatique pour nous, ça aide énormément. On ne nous voit pas énormément en dehors des circuits et en dehors de la voiture, et déjà que dans la voiture on ne nous voit pas beaucoup… Tout ce qui est médiatique peut aider, surtout pour aller en F1.

Quel est l’aspect à améliorer en priorité pour espérer briguer une victoire en Feature Race ?

La séance de qualifications je pense. Le problème c’est qu’en début d’année on était bien en qualifications mais on n’était pas super bien en course. Maintenant, on commence à être très bien en course mais pas bien en qualifications donc il faut qu’on réussisse à tout mettre ensemble. Si on arrive à partir dans les six premiers en course, il n’y a pas de raison pour qu’on ne gagne pas. On sait qu’on a une excellente voiture en conditions de course donc on va miser sur la qualification. Après, on verra comment ça se finit.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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