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GP3 – Tio Ellinas mise sur le championnat pour son avenir

Tio Ellinas 2013 GP3 Series Spa-Francorchamps

A Spa-Francorchamps, Tio Ellinas s’est confié lorsqu’il était encore leader du championnat, avant que Facu Regalia ne profite d’un week-end sans du Chypriote saupoudré d’une dose de malchance. Malgré cela, Tio Ellinas tenait la tête du championnat jusqu’ici et semblait bien armé pour se battre convenablement pour le titre. Interview.

Une belle régularité et de bonnes courses en début de saison t’ont mené en tête du championnat rapidement. Comment as-tu géré cette situation de chassé ?

A l’heure actuelle, l’écart s’est resserré. Lors des deux dernières courses, je n’ai pas marqué de points. L’an dernier en Belgique, j’étais plutôt rapide avec la quatrième place en course 1. Monza était aussi un bon meeting, j’ai remporté la course. J’espère donc réaliser de bons résultats. L’objectif, c’est la victoire.

Marussia te soutient, comme cela avait été le cas précédemment avec Adrian Quaife-Hobbs, abandonné par la suite. As-tu peur que ce coup de pouce s’arrête après ton expérience en GP3 ?

Mon but, c’est le championnat. Je ne me préoccupe pas de cela, ou de ce qui se passera l’an prochain pour le moment. Je suis persuadé que remporter le championnat me sera bénéfique par la suite.

Ta grande taille (1m83) est-elle un désavantage pour piloter une monoplace ? Comment la gères-tu ?

Je suis à la limite : si je grandis, alors cela va poser problème ! Cela ne s’applique pas qu’au GP3 mais à toutes les catégories, d’ailleurs. Quand j’ai réalisé des essais en F1, ma taille n’a pas posé problème, comme en GP3.

Quels sont tes projets pour l’avenir ? Es-tu confiant, et te dirigeras-tu plutôt vers le GP2 Series ou la Formule Renault 3.5 ?

L’an prochain, je pourrais être en GP2 comme en Formule Renault 3.5. Il est encore trop tôt pour la Formule 1, il faut attendre même si on ne sait jamais.

En 2013, la GP3 est une nouvelle monoplace avec un nouveau châssis et un nouveau moteur. Malgré ce changement, les résultats sont toujours au rendez-vous pour toi. L’adaptation était-elle néanmoins difficile ?

Oui, c’était un peu dur, surtout dans la mesure où les pneus sont restés les mêmes qu’en 2012. Aujourd’hui, l’aérodynamisme de la monoplace a été améliorée, jusqu’à obtenir des temps au tour cinq secondes plus rapides que l’an passé. Pour être honnête, le pneu se dégrade jusqu’à un point de non-retour. On ne peut pas courir en attaquant, à l’inverse de l’an passé.

L’enjeu en course, aujourd’hui, c’est de suivre le pilote qui vous précède et essayer de ne pas le lâcher. Il faut gérer le sous-virage. Mais je crois qu’ils ont quelque peu rectifié le tir, notamment pour l’an prochain. Cela dit, j’espère être en GP2 à ce stade !

Qui estimes-tu être ton rival le plus redoutable ?

Je dirais Conor Daly. C’est sa troisième saison, il est expérimenté. Je ne sais pas quelles performances il réalisera, je pense d’abord à remporter le championnat.

Pour ne rien arranger, l’équipe ART GP est plutôt compétitive…

Il s’agit de l’une des équipes les plus performantes, en effet. Ils ont remporté le championnat par équipe l’an passé. Ce sera dur, mais rien n’est fait.

Trouver des sponsors n’est pas évident. Tu as dû passer un hiver difficile à Chypre pour ce faire ?

La quête des sponsors continue, c’est difficile pour beaucoup. Dans mon cas, mes sponsors actuels semblent prêts à me soutenir pendant deux ou trois ans. Si cela se déroule comme prévu, qui sait ce qui pourrait se passer ! Mais remporter le championnat pourrait permettre d’en attirer de nouveaux.

Certains ont pu dire que ton style était agressif, pourtant tu as réalisé quelques courses efficaces en assurant de très bons résultats. Qu’en penses-tu ?

Pour piloter cette monoplace à la limite, il faut être agressif. Il existe plusieurs styles de pilotage, certains sont plus incisifs que d’autres. Cela dit, je préfère le style agressif sans aucun doute !

En 2013, les dépassements ont été moins nombreux. Le nouveau moteur et l’atténuation du phénomène d’aspiration ont-ils eu un impact significatif dans cette conséquence ?

Cela n’est pas lié au changement de moteur du turbo à l’atmosphérique mais plutôt à l’aéro, qui est plus poussée cette saison. Egalement, les pneus convenaient plus à la monoplace l’an passé. C’est un aspect sur lequel Pirelli doit travailler aujourd’hui. Je pense qu’ils devraient changer la structure du pneu dans son ensemble : les problèmes interviennent en F1, en GP2 et en GP3. Mais d’un autre côté, tout le monde est logé à la même enseigne. Il faut donc s’adapter.

S’adapter, Tio Ellinas va devoir le faire plus que jamais s’il souhaite reprendre le leadership. La fin de saison approche, mais le Chypriote avait ponctué sa saison 2012 par une victoire à Monza. Le championnat de GP3 Series est en tout cas toujours aussi ouvert, année après année. Reste à savoir si le destin nous réserve un épilogue aussi haletant que l’an passé en GP3 Series !

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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