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Superleague Formula Nations Cup : Kézako ?

SF saison 2011

Le week-end dernier à Assen a vu la Superleague Formula reprendre ses droits pour une quatrième saison, sous le signe de la transition comme nous l’avions suggéré. En effet, comme nous l’avions déduit, Sonangol s’est retiré du sponsoring-titre de la série, série qui a amorcé une phase de transition vers une Nations Cup, comme son nom l’indique. Alors, où en est la série dans cette année cruciale ?

Robin Webb, directeur de la compétition, l’admet volontiers. La communication laisse vraiment à désirer. Nous avions tiré ce constat en août dernier ici. Visiblement, l’organisation préfère se concentrer sur l’aspect meeting plutôt que promotion. Cela possède ses propres inconvénients, notamment une publicité lamentable, mais aussi ses propres avantages, à savoir tenter de sauver les meetings afin que la série ne se coule pas d’elle-même. Un bon point, l’A1GP avait fait exactement le contraire, on a vu le résultat ! Néanmoins, la publicité lamentable peut dissuader certaines structures de s’associer à la Superleague Formula. Ceci expliquant certainement la présence de 14 voitures uniquement. Robin Webb semble confiant que ce problème sera résolu dès Zolder. Mais qu’en sera-t-il lorsque les manches se dérouleront aux quatre coins du monde comme le calendrier l’indique ?

Rien ne l’assure, car cette année, l’organisation généreuse de la première saison (2008), ou le sponsor bienveillant par la suite (Sonangol 2009 et 2010), les équipes y vont de leur poche ! Il se murmure en effet que les équipes doivent louer moteurs mais aussi payer carburant, pneus et autres frais importants. Et vu que Sonangol n’est plus là, les primes diminuent également, sauf la lucrative superfinale. Les structures devront alors aller à la chasse aux sponsors ! Et pour les aider, l’organisation a tenté de faciliter les choses.

Et c’est bien là le changement le plus visible, les clubs de football ont cédé la place aux nations ! Du moins, certains clubs résistent mais cela est plus indicateur d’une saison de transition. Il semble que l’organisation ait décidé cette modification assez radicale afin de repousser les limites de la série. En effet, un pays est plus susceptible d’intéresser des investisseurs et des sponsors. On se rappellera qu’en A1GP, très peu de structures étaient en difficulté financière, le fiasco de la cinquième saison venant plus d’errances de l’organisation de Tony Teixeira qu’autre chose. Cela permet également de couper l’herbe sous le pied au fantomatique projet A10 World Series dont on n’a plus de nouvelles depuis février dernier.

Ce concept des nations, et c’est toute notre subjectivité qui parle, nous a toujours plus paru intéressant et à même de générer un business model de série assez intéressant et viable. Et d’un point de vue personnel, c’est aussi un choix qui nous fera devenir encore plus attentifs à la série. Bien sûr, le problème de la nationalité du pilote qui ne correspond pas toujours à la nationalité de la monoplace est un petit défaut de jeunesse, mais cela peut s’arranger. On aurait également aimé que les structures s’occupent du pays de leur origine, mais en période serrée pour les budgets, on fermera les yeux. Hormis cela, nous sommes enthousiastes de voir des monoplaces aux couleurs des nations. Une grosse valeur ajoutée à la Superleague Formula ! Avant, cela pouvait être sympa de voir votre club préféré en piste, mais que se passait-il s’il n’y était pas ? Un gros frein potentiel à l’audience de la série ! Et un certain cas de schizophrénie si votre pilote préféré représentait un club différent.

En attendant de poursuivre l’évolution de la Superleague Formula Nations Cup, et de voir si les erreurs et écueils de l’A1GP seront évités, ou si Bernie Ecclestone souhaitera taire la série comme il l’a déjà fait avec d’autres, le spectacle a été au rendez-vous lors des trois courses, entre duels musclés, rebondissements et aucun obstacle au sport ! Une après-midi haletante qui ne demande qu’à en revoir au plus vite. Et cela tombe bien, nous serons à Zolder le mois prochain pour la suite des aventures !

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

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