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Toyota Racing Series : Cassidy remporte le titre et le NZGP

Mitch Evans et le GP de Nouvelle Zélande

Ce week-end avait lieu la dernière étape des Toyota Racing Series 2012 sur le circuit de Manfeild. Au programme, trois courses pour départager les cinq derniers candidats au titre (Cassidy, van Asseldonk, Leitch, King et Hill) mais aussi pour désigner le lauréat 2012 du Grand Prix de Nouvelle-Zélande, troisième et dernière course de la saison.

Si vous nous lisez depuis le début de la saison, et même depuis deux ans, Mitch Evans est revenu depuis le meeting précédent afin de tenter la passe de deux sur le GP de Nouvelle-Zélande. De même, Ken Smith est également revenu spécialement pour ce meeting, comme chaque année. Pour ceux qui ne connaissent pas Ken Smith, résumons rapidement. Ken Smith est né en 1942, est devenu champion de courses de côtes à 16 ans et a remporté trois fois le Grand Prix de Nouvelle-Zélande : en 1976, en 1990 ainsi qu’en 2004. Les trois fois avec un modèle différent pour cette course monotype qui a accueilli des Formule 5000, des Formule Ford, des Formule Pacific et d’autres. S’il gagnait cette année, à 69 ans, Ken Smith pourrait détrôner Stirling Moss, Jack Brabham et Craig Baird au nombre de victoires sur ce Grand Prix. Néanmoins, étant donné son âge, Mitch Evans reste le grandissime favori.

Pour ce meeting, à course ultime spéciale, qualifications spéciales. Il y a donc eu trois séances de qualifications de 15 minutes avec deux minutes de pause entre chaque séance. Chaque pilote doit signer un chrono dans chacune des séances, sinon le pilote aura le chrono le plus lent réalisé avec une pénalité d’un dixième de seconde. La dernière séance consiste en un relais de 5 tours lancés maximum à faire. La grille de la course 1 est déterminée par le meilleur tour dans la première ou la seconde séance, la grille de la course 2 sera déterminée par les positions d’arrivée de la course 1 avec le top 6 inversé. Enfin, la moyenne des chronos sur les trois séances désignera la grille pour la course 3, le Grand Prix de Nouvelle-Zélande.

En qualifications donc, ce fut une domination du champion en titre Mitch Evans sur les trois séances. Il devance les trois fois Nick Cassidy, le leader 2012 de la discipline. Les locaux dominent donc ces qualifications malgré les stratégies pneumatiques tentées par les uns et les autres. Suivent van Asseldonk, Bonifacio et Leitch.

Lors de la course 1, Mitch Evans réalise un départ parfait tandis qu’Hannes van Asseldonk double Nick Cassidy à l’extérieur pour la seconde place dans les Esses, alors que Lucas Auer et Bruno Bonifacio sont derrière. Derrière, Leitch est victime d’une collision dont son aileron avant porte les traces, ainsi que ses derniers espoirs de titre. Pendant que Mitch Evans creuse petit à petit l’écart, Cassidy se rapproche de van Asseldonk et Marciello dépasse Berthon dans le peloton. Siddiqi sort large, tout comme Bruno Bonifacio, mais le drapeau jaune n’amène pas de voiture de sécurité, au grand dam de Cassidy qui met pourtant van Asseldonk sous une forte pression. La sortie de Bonifacio permet néanmoins à Josh Hill et Felix Serralles de le dépasser à quelques tours de la fin au terme d’une course assez terne, Cassidy préférant gérer au championnat.

A l’issue de la première course, seuls Nick Cassidy et Hannes van Asseldonk peuvent être champions. Le Néerlandais a 119 points de retard, alors qu’il n’en reste plus que 150 à prendre.

Pour la course 2, c’est Felix Serralles qui s’élance de la pole position devant Josh Hill, Lucas Auer, Nick Cassidy, Hannes van Asseldonk et Mitch Evans. Dès le départ, si Melvin Moh n’a pas pu participer à la course, Mitch Evans se positionne en seconde place alors que la course au titre bascule lorsque l’on découvre qu’Hannes van Asseldonk est victime d’une crevaison lente. Nick Cassidy n’a plus qu’à gérer une arrivée dès ce moment. Pendant ce temps, Hill et Evans bataillent pour la seconde place et s’échangent les positions. Evans lance ensuite une charge envers Serralles pour la tête, mais les deux hommes postent des temps quasiment identiques en étant l’un derrière l’autre. Le peloton s’anime avec Vlok effectuant une remontée dans le top 10 tandis que Lester passe Suranovich. En tête, Hill se rapproche des deux premiers, alors que Lucas Auer est juste derrière. Néanmoins, la course commence à s’endormir dans une certaine monotonie, et les écarts se creusent petit à petit, alors que Cassidy sécurise le titre en se maintenant cinquième. La dernière bataille concerne la huitième place entre Bruno Bonifacio et Jordan King.

Si Felix Serralles remporte enfin sa première course en Toyota Racing Series, le meilleur rookie 2011, Nick Cassidy, remporte son premier titre en étant sacré champion 2012. Un résultat qui permet à la dernière course d’avoir un cachet tout spécial, car même s’il compte pour le championnat, le Grand Prix de Nouvelle-Zélande sera dénué d’enjeux et de stratégie à long-terme. Les pilotes pourront donc se donner à fond pour cette course de 35 tours, la plus longue de la série.

Le départ du Grand Prix se déroule sans problème en tête, même si la sortie de Marciello entrainera l’entrée de la voiture de sécurité en piste. L’Italien, protégé de la Ferrari Driver Academy, parviendra à revenir en piste. Au restart, van Asseldonk met la pression sur Cassidy pour la seconde place, mais ne parvient pas à trouver de faille. Jordan King fait un tête-à-queue deux tours plus tard, ce qui entraine un nouveau Safety-Car. A la reprise, Cerruti dépasse Siddiqi au bout de la ligne droite, qui sera elle-même dépassée par Marciello quelques tours plus tard. En tête, Evans mène de six dixièmes sur Cassidy, van Asseldonk et Hill. Une nouvelle voiture de sécurité entre en scène après les sorties de Leitch et Marciello au virage 6. Leitch est bloqué, au contraire de Marciello qui ressortira large au premier virage quelques instants plus tard. Il reprend alors la piste en dernière position, avant d’abandonner. Au restart du 12ème tour, Bonifacio attaque Auer sans succès pour la cinquième place alors que Siddiqi part en tête-à-queue, Berthon est alors septième devant Lester, Serralles et Suranovich. Evans creuse petit à petit l’écart en tête, et le passe de Josh Hill aux stands crée un gros écart entre le trio de tête et Auer, maintenant quatrième. Au 23ème tour, van Asseldonk lance une nouvelle charge sur Cassidy qui perd pied face à Evans, deux secondes devant. Néanmoins cette charge ne suffit pas et le classement reste identique, jusqu’au 28ème tour, où Mitch Evans est victime d’une panne électrique qui le prive d’une victoire qui semblait acquise. Cassidy prend alors la tête, devant van Asseldonk, Auer, Bonifacio et Berthon. Il ne reste plus que cinq tours, et le Néerlandais revient sur Nick Cassidy. Il a tenté de préserver ses pneus, l’écart se réduit donc en fin de course, mais van Hasseldonk ne pourra pas tenter d’attaque. La course finit donc dans le même ordre, et Cassidy remporte la 57ème édition du Grand Prix de Nouvelle-Zélande.

Nick Cassidy réalise ainsi un doublé, puisqu’il est également le vainqueur des Toyota Racing Series 2012, à l’image de Mitch Evans qui avait réalisé le doublé l’an dernier, devant ce même Nick Cassidy. Néanmoins, la carrière des deux hommes pourrait s’arrêter là niveau similarités. L’un redoublera en GP3 pour gagner son premier titre européen, tandis que Cassidy semble s’orienter vers le V8 Supercar Series, en série de développement (sorte de seconde division pour jeunes loups et gentlemen drivers avec des budgets plus réduits), comme en attestent sa participation aux cinq dernières courses 2011. A moins que sa saison en TRS ne le relance en monoplace.

Classement Final Toyota Racing Series 2012
1 – Nick Cassidy – 914
2 – Hannes van Asseldonk – 738
3 – Damon Leitch – 633
4 – Josh Hill – 629
5 – Jordan King – 591
6 – Lucas Auer – 589
7 – Nathanaël Berthon – 555
8 – Felix Serralles – 547
9 – Raffaele Marciello – 535
10 – Bruno Bonifacio – 525
11 – Jono Lester – 514
12 – Dmitry Suranovich – 440
13 – Shahaan Engineer – 406
14 – Tanart Sathienthirakul – 383
15 – Chris Vlok – 371
16 – Michela Cerruti – 367
17 – Melvin Moh – 323
18 – Victor Sendin – 286
19 – Mitch Evans – 284
20 – Sheban Siddiqi – 212

À propos Guillaume Renard

Guillaume surveille le monde des monoplaces comme personne. Toujours à l'affût des dernières nouvelles et des disciplines en vogue, il définit la ligne éditoriale et apporte un regard avisé mais toujours bienveillant sur les formules de promotions.

2 plusieurs commentaires

  1. C’est Manfeild et non Manfield !

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