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Oliver Rowland Eurocup Formula Renault 2.0 2013 Motorland Aragon
© Renault Sport Media

Eurocup FR2.0 – Objectif 3.5 pour Oliver Rowland

Étroitement lié à McLaren et soutenu par la Racing Steps Foundation, Oliver Rowland sait que cette année, il doit battre sa troisième place de 2012 et accomplir un objectif qu’il aurait dû réaliser cette saison, concourir en Formule Renault 3.5.

En effet, le natif de Sheffield a déjà battu des pilotes tels que Daniil Kvyat (aujourd’hui en F3), Tio Ellinas (accoutumé des paddocks de GP3 Series) et Norman Nato, qui n’a pas tardé pour être en Formule Renault 3.5, chez DAMS en prime. Ainsi, lorsque le pilote MP Motorsport est questionné sur son niveau de jeu potentiellement meilleur que ces trois pilotes, celui-ci joue la carte de l’honnêteté.

Je pense qu’aujourd’hui, je devrais être en 3.5, mais si je n’y suis pas, c’est de ma faute. Je ne me suis pas suffisamment entraîné l’an passé. J’étais plus relax, je vivais seul et ça ne m’incitait pas à me donner autant qu’aujourd’hui. L’année dernière, j’ai terminé troisième. Si je réalise une bonne saison, je pourrais être en World Series l’année prochaine.

Également, Rowland a déjà eu l’opportunité de rouler dans la McLaren F1 grâce au gain du McLaren Autosport Award. Un grand pas en avant pour un pilote de 2.0, qui a bien entendu préféré ce test à la récompense financière.

Le test de la McLaren F1, ça n’a pas de prix ! Sans aucun doute, c’est ce qui a importé le plus. D’ailleurs, même le soutien du BRDC est appréciable. J’ai été pilote McLaren pendant quatre ans par le passé. Ils m’ont soutenu financièrement et sur d’autres plans. C’était sympa de les côtoyer dans ce cadre.

Le BRDC est important, il y a de nombreuses personnalités importantes, Derek Warvick par exemple. Cet hiver, je discutais avec lui tous les jours. Aujourd’hui, après chaque test, chaque course, je l’appelle. L’argent, cela aide, c’est sûr. Mais j’ai mis l’argent de côté, car si je ne parviens pas à devenir pilote de course, j’en aurais bien besoin. Tous les gens de mon âge travailleront, ils sont à l’université… ce sera utile si les choses ne se déroulent pas selon le plan initial.

Le pilote britannique ne cache pas son intérêt pour l’équipe McLaren, par ailleurs…

J’ai été pilote McLaren dès mes 13 ans. Martin Whitmarsh a été d’une grande aide, je connais tout le monde dans l’équipe, je me suis entraîné là-bas, j’ai quasiment vécu là-bas pendant près de trois semaines. Je ne me fais pas vraiment à l’idée de courir ailleurs.

Mais avant cela, c’est Spa-Francorchamps qu’il faut dompter. Dans un championnat où le plateau est fourni, il faut savoir faire ses preuves, et le format des qualifications peut rendre la tâche ardue.

Oui, l’objectif est d’être constamment dans le top 5, le top 3. Mais cela n’est pas toujours simple, notamment à cause de la façon dont les qualifications sont agencées. C’est très difficile : si un groupe est plus performant que l’autre et que tout se joue parmi cinq pilotes, on se retrouve vite à la fin du top 10. Demain, pour la première séance de qualifications à Spa, mon groupe est très compétitif. Mais on travaille pour être les plus rapides, si on sait que l’on peut être les plus rapides, on se soucie peu du groupe dans lequel on tombe.

Rowland ne s’en fait pas pour si peu, cependant : la pluie pourrait être sa meilleure alliée ce week-end, du moins en qualifications.

C’est toujours mieux quand il fait beau, mais d’un autre côté, lorsqu’il pleut, on est vraiment dans le coup. En tant que pilote Anglais, c’est un peu une tradition : il pleut souvent en Angleterre ! L’an passé tout particulièrement, j’étais rapide sous la pluie. Lors de la première séance ce matin, j’étais deuxième mais je devrais être plus rapide. Pour moi, ce serait mieux que la piste soit humide, et pour la course, peu importe car si vous partez en tête, qu’il pleuve ou non, vous restez aux avant-postes du moment que vous ne commettez pas d’erreur ou ne faites rien de stupide.

La Grande-Bretagne, souvent identifiée comme berceau du sport automobile, est le cadre dans lequel Rowland a grandi, s’est construit en tant que pilote. La pluie ne lui fait donc pas peur ! Et encore, celui-ci a failli se tourner vers les deux roues…

Mon père m’a emmené faire du karting dès mes 5 ans. Et puis on s’est entraîné, et j’ai adoré l’expérience. Très jeune, j’aimais beaucoup la moto. C’était ce que je voulais faire en premier lieu, mais ma mère n’était pas très enthousiaste à ce sujet ! Aujourd’hui, mon objectif de carrière est de courir en F1.

L’histoire dira si ce revirement sera bénéfique à la Formule 1. Il reste encore plusieurs années avant de le vérifier, mais l’avantage, c’est que Rowland a les cartes en main pour s’exprimer en World Series by Renault.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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