Accueil / Formule Renault / FR3.5 – Da Costa : « Rien à déclarer sur la F1 aujourd’hui ! »
AUTO - WORLD SERIES BY RENAULT SPA 2013 DA COSTA
© Renault Sport Media

FR3.5 – Da Costa : « Rien à déclarer sur la F1 aujourd’hui ! »

Antonio Felix da Costa vient de boucler son week-end à Spa-Francorchamps avec la quatrième place en course 2. A cette occasion, ChequeredFlags l’a rencontré pour revenir sur le Grand Prix de Macao 2012, ses premiers contacts avec la F1 et ses expériences en tant que pilotes dans les diverses formules de promotions auxquelles il a participé.

Découvrez la deuxième et dernière partie de notre interview du pilote Arden Caterham de Formule Renault 3.5, qui ne veut pas se distraire en parlant de F1 alors qu’il lutte pour un championnat déterminant pour la suite de sa carrière.

Après des mois de spéculation concernant ton arrivée chez Red Bull, le nom de Kimi Räikkönen a émergé et a détourné l’attention quelques temps. Du moins, te pose-t-on toujours autant de questions sur ton passage en Formule 1 l’année prochaine ?

A l’heure actuelle, je n’ai rien à déclarer sur la F1 : je cours en 3.5, et si je fais du bon boulot, on verra ensuite.

L’an dernier, tu as remporté le Grand Prix de F3 de Macao. La cérémonie du podium était très émouvante, entre la victoire et ton frère chantant l’hymne national portugais en raison de la confusion des hymnes. Est-ce que cela a rendu cette victoire plus inoubliable ?

Tout le monde a pu voir qu’il s’agissait d’un moment très émouvant. En franchissant la ligne, c’était aussi très émouvant. Vis-à-vis de Carlin, gagner pour eux était très plaisant : ils m’ont tendu la main quand j’étais au fond du trou, ils m’ont remis sur des rails. Le week-end dans son ensemble était très émouvant, aussi, car deux pilotes avaient trouvé la mort. L’ambiance était morose. S’imposer à la fin de tout ça, c’était un soulagement. C’étaient des larmes de joie, le podium était un autre épisode – c’est la manière portugaise, on se relève toujours.

Tu as fait le GP2 Final à Abou Dhabi, quelles différences peux-tu dire entre les deux Dallaras ?

Les deux monoplaces sont différentes au pilotage. L’aérodynamique est plus poussée sur la 3.5, mais d’un autre côté, le GP2 Series prépare très bien à la F1. Les pneus sont très similaires, alors qu’ici, on apprend à attaquer, à être à la limite. En GP2, il faut gérer ses gommes en une heure de course. C’est différent, mais je pense que les deux formules préparent bien à la F1.

Tu as piloté la Force India en 2010, la Red Bull l’an passé, regrettes-tu qu’il n’y ait pas assez d’essais pour les jeunes pilotes en F1 ?

Bien sûr. Je le regrette à titre personnel, mais je pense que les équipes aussi. Si des essais – ou des essais jeunes pilotes – étaient davantage autorisés, les équipes en seront satisfaites. Au bout du compte, cela reste des essais. L’an dernier, j’ai eu une superbe opportunité en roulant deux jours dans la F1 championne du monde, c’était génial. J’espère pouvoir le refaire.

Quel est le coéquipier qui t’a donné le plus de mal jusqu’ici ?

Kevin [Magnussen]. On a été coéquipiers en 2009 et 2010. Je connais très bien sa façon de penser, de piloter. C’était un adversaire coriace. On a apprécié cela et aujourd’hui, on se respecte beaucoup. Ce samedi, on a été côte à côte à trois ou quatre reprises, sans jamais entrer en contact même si on se bat comme des chiffonniers !

C’est l’adage des grands champions, ce respect mutuel sans en venir au contact…

Je pense qu’aujourd’hui, on l’a prouvé ! C’était la même chose à Monza, d’ailleurs.

A quel point Tiago Monteiro, et ton frère qui est également pilote, t’ont aidé ces dernières années dans les différents aspects de ta carrière ?

Mon frère est toujours avec moi sur toutes les courses. Il m’apporte un soutien mental et s’occupe de tout au niveau de la presse. Tiago est un conseiller, on s’entend très bien. Il a travaillé avec nous pendant deux ans déjà. Il a de l’expérience et est de très bon conseil.

Ceux qui pensaient que da Costa était à la traîne cette saison, revoyez votre jugement. Le sport automobile n’est pas un milieu où tout est acquis sans remise en question. Tous les pilotes et équipes travaillent d’arrache-pied pour battre leurs concurrents. En 2013, la lutte pour le titre de Formule Renault 3.5 risque d’être électrique, et Antonio Felix da Costa compte bien s’y convier.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

Un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Motor Racing League plugin by Ian Haycox