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AUTO - WORLD SERIES BY RENAULT SPA 2013 SERGEY SIROTKIN
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FR3.5 – Interview Sergey Sirotkin : « L’âge importe peu »

Sergey Sirotkin épate les observateurs, non seulement cette saison en Formule Renault 3.5 mais aussi lors de sa carrière en monoplaces, débutée en 2010. Né en 1995, le Russe fêtera ses 18 ans en août prochain et est déjà aux portes de la Formule 1, du moins dans son antichambre. ChequeredFlags vous propose donc une interview de ce talent prometteur, qui, si la trajectoire de sa carrière est bien négociée, pourrait bien y parvenir.

A seulement 17 ans, tu as déjà couru en Formule Renault 3.5 l’an passé et tu as terminé troisième d’Auto GP. Est-ce qu’à cet âge, c’est plus dur de concourir dans des catégories si élevées ?

L’âge importe peu : il faut sentir que l’on est prêt à concourir dans une catégorie. Mon expérience me permet d’y parvenir sans problème. Après la F3 et l’Auto GP, passer à la Formule Renault 3.5, c’était une étape logique.

Quel est l’objectif de l’équipe cette saison, après s’être battu pour le titre mais en repartant avec deux quasi-débutants ?

On ne se bat peut-être pas pour le championnat mais on veut gagner quelques courses. A chaque course, on s’améliore, on devient de plus en plus rapide. Mais on ne pense pas trop au titre cette année. L’an passé, la décision de concourir avec ISR a été prise tardivement en raison des sponsors : il était trop tard pour se préparer de manière optimale.

Quand on voit Fortec, qui a mené Robin Frijns au titre à sa première saison et qui permet à Vandoorne d’exprimer son talent dès ses débuts, est-ce que l’on se dit que ne pas avoir roulé en Eurocup Formula Renault 2.0 a manqué ?

Non, car j’ai couru en Formula Abarth, un championnat assez similaire au niveau quasiment équivalent.

As-tu peur d’être coincé à l’avenir en étant si haut dans les formules de promotion ?

Pas vraiment. Comme je l’ai dit, peu importe l’âge, ce qui compte c’est qui vous êtes et ce dont vous êtes capable. Ça s’est passé en douceur, sans précipitation. Je ne pense pas que ça me portera préjudice.

Le prochain meeting se tiendra Moscou, où tu avais fait tes débuts. Gagner là-bas aura-t-il plus d’importance qu’ailleurs ?

Non, il faut se battre tous les week-ends, à toutes les courses. Où elles se déroulent n’est pas ce qui compte. En revanche, c’est plus important de bien y figurer pour attirer l’attention des sponsors et de soutiens potentiels ; cela ne rend pas les résultats de ce week-end plus importants que les autres.

Avais-tu déjà couru sur un circuit urbain avant Monaco ? Etait-ce une expérience satisfaisante ?

Ma première expérience sur circuit urbain, c’était à Marrakech l’an passé en Auto GP. Monaco est très différent, cela dit, c’était ma première fois là-bas. Peut-être qu’au début, je n’ai pas apprécié Monaco autant que lors de la suite du week-end. Après un peu de temps et quelques retours d’expérience, on était très rapide. Y rouler était une bonne expérience.

Ce week-end, Sirotkin n’a pas connu une première course aisée : des qualifications modestes ont compromis ses bonnes chances de figurer, mais le dimanche, tout redémarre à zéro. L’occasion d’aller peut-être chercher un podium, l’objectif que Sirotkin se fixe à chaque course.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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