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Matthieu Vaxiviere 2015 Formule Renault 3.5 Le Mans
© Renault Sport

FR3.5 – Matthieu Vaxiviere : « Marquer de gros points »

Matthieu Vaxiviere est à la lutte pour décrocher le titre de champion de Formula Renault 3.5 Series face à son rival, le Britannique Oliver Rowland. Les deux pilotes évoluent sur une autre planète face à des rivaux qui n’ont pas su endosser le rôle de prétendant au titre. Rencontre avec un pilote français déterminé pour rester dans la course au titre… et pourquoi pas gagner la partie.

ChequeredFlags : Cette saison, tu es parvenu à amener Lotus aux avant-postes. Comment as-tu fait la différence pour mener cette équipe plus typée « outsider » à ce niveau-là ?

Matthieu Vaxiviere : En matière de performance, nous sommes au niveau. Nous avions signé plus de pole positions qu’Oliver [Rowland] avant la manche au Nürburgring, aujourd’hui nous sommes à égalité. Ce qui m’a manqué, ce sont les victoires. Il faut marquer de gros points, c’est l’enjeu primordial de ce week-end.

Si nous voulons battre Oliver [Rowland], il nous faut être au top car si nous avons aussi connu des hauts et des bas, Oliver a été plus efficace pour éviter ces derniers. Nous commettons parfois des erreurs de stratégie, comme à Silverstone où l’arrêt au stand n’a pas été bon. Je menais alors la course avec 4 secondes d’avance, ça semblait bon mais ce sont des choses qui arrivent ! Il reste donc à parfaire les arrêts aux stands et la stratégie.

CF : On s’approche du money time cette saison, quelle est ta stratégie pour rester dans le match ?

MV : J’aborde la fin de saison de la même façon que les courses précédentes : réaliser les meilleurs résultats possibles, donner le meilleur de nous-mêmes, donner le maximum pour la course 1 comme la course 2, pour chaque run en qualifications. Au Mans, il faut juste garder toutes les chances de notre côté : statistiquement, nous pouvons encore gagner le championnat avec 50 points d’avance si Oliver Rowland abandonne à chaque course et que je les gagne toutes ! Ce ne sont que des statistiques, au final.

Oliver est un pilote très rapide, très talentueux… et au bout du compte, entre lui et moi, peu de pilotes ont pu rivaliser sinon aucun ! Les autres vainqueurs, aussi talentueux soient-ils, manquent de régularité. Comme la différence est ténue entre nous deux, il est difficile de reprendre de gros points.

CF : Une fierté, un regret particuliers pour 2015 ?

MV : Je préfère ne rien regretter. Evidemment, après-course, on peut se dire que les choses auraient pu être différentes si… Au Nürburgring, si je m’étais arrêté, j’aurais gagné la course mais je n’avais pas tous les éléments pour prendre cette décision. A Monaco, alors que notre voiture n’était pas en mesure de rivaliser avec les meilleurs, le but était de finir troisième après être parti de la même position. J’ai commis une erreur : au premier virage, j’ai freiné trop tard.

Malgré cela, la saison a été bonne, et elle n’est pas terminée ! Si jamais nous gagnons le championnat, ce sera difficile de regretter quoi que ce soit !

Matthieu Vaxiviere 2015 Formula Renault 3.5 Le Mans circuit

© Renault Sport

CF : Que t’ont appris ces deux années en Formule Renault 3.5 pour progresser en tant que pilote ?

MV : Après ma blessure au dos l’an passé, je suis revenu plus fort, mais ce n’est pas tout : j’ai progressé au niveau des réglages dès la fin de saison dernière, puis lors des essais hivernaux qui se sont bien passés. Cette base, c’était une bonne chose, mais cela ne suffisait pas : il fallait continuer à travailler, et en course, nous avons su confirmer. La voiture est bonne, je n’attaque pas plus que l’an passé au volant mais le travail accompli est meilleur

CF : La Formula Renault 3.5 Series n’est pas la seule corde à ton arc. Bon nombre de personnes louent tes compétences de pilote polyvalent avec une vitesse pure indéniable – partages-tu cette analyse ?

MV : Au niveau de la vitesse, à eux de juger, je ne suis pas du genre à me lancer des fleurs ! J’espère que je l’ai, sinon je ne concourrais peut-être pas à ce niveau-là. En revanche, je sais que ma capacité d’adaptation est bonne : je l’ai montré à plusieurs reprises. Si je pilote une Porsche, une monoplace, une berline, une Mitjet… ça marche toujours ! Pour le reste, il est toujours possible de progresser, de corriger ses défauts…

CF : Tu as eu la chance de prendre la température du paddock de Formule 1 à Spa-Francorchamps. Quels ont été les bénéfices de cette expérience au plus près d’organisations comme Red Bull et Renault ?

Cette visite du paddock, des infrastructures de la Formule 1… ça donne envie de donner le meilleur de soi-même pour y accéder. C’est compliqué, mais sait-on jamais !

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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