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FR3.5 – Trois questions à Norman Nato

AUTO - WORLD SERIES BY RENAULT SPA 2013 NORMAN NATO

La trilogie Norman Nato touche à sa fin sur ChequeredFlags. Vous avez d’abord vécu le début de saison du Français en Formule Renault 3.5, avant d’en apprendre plus sur sa relation avec sa nouvelle équipe, DAMS. Que pourrez-vous apprendre de nouveau ?

Stoffel Vandoorne, l’ennemi public numéro 1 ?

Norman Nato a l’habitude, maintenant : il est constamment confronté au Belge Stoffel Vandoorne, sans qui il aurait déjà pu briguer quelques titres. Cela dit, il s’agit davantage d’une saine émulation qu’une guerre à couteaux tirés entre les deux hommes.

Depuis la F4, il y a une petite concurrence entre nous deux, c’est positif. Ça prouve que pendant notre année, il y avait un bon niveau  parce qu’en 2.0 on était aux avant-postes, en 3.5 on est au rendez-vous dès les premières courses. Un bon duel, après je ne me focalise pas sur lui, le but d’un championnat, c’est de battre tout le monde.

Pour rappel, Nato avait terminé deuxième derrière Vandoorne lors de sa première saison, concédant un écart au championnat de 36 points. Il a été battu l’an passé en Eurocup, terminant quatrième derrière un Vandoorne qui semblait imperturbable. Reste à savoir si la roue prévoit de tourner à l’avenir…

Pardon my French

Vous n’êtes pas sans savoir qu’après une période de vaches maigres, les Français ont à nouveau le vent en poupe : quatre en Formule 1, trois en IndyCar, et bien d’autres en formules de promotion. Comment se démarquer dans ces conditions, et se tailler la part du lion notamment face aux sponsors ?

C’est un plus [qu’il y ait des Français à ce niveau], mais l’aspect sponsoring, ce n’est pas moi qui le gère. Je me concentre avec l’équipe pour conduire. Evidemment, avoir des Français en F1 c’est bien pour l’image. Je sais ce que j’ai à faire de mon côté, l’équipe est là s’il faut remettre les choses en place.

Cette représentation idéale des tricolores n’a pour le moment pas encore fait ciller le dernier vainqueur en date, Olivier Panis, en 1996. Le siècle dernier fait déjà partie de l’histoire, et de nombreux jeunes pilotes sont prêts à commencer un nouveau tome.

Le pilote artiste de ses réglages

On peut l’oublier, mais de mauvais réglages compromettent complètement les performances des pilotes. Cela est d’autant plus vrai en Formule Renault 3.5 où le niveau est de plus en plus élevé, la palette de réglages disponibles s’étendant à vue de nez. Comment Norman Nato le gère-t-il ?

Le travail est très différent : on peut faire plus de choses que sur une 2.0. C’est aussi plus pointilleux, la moindre erreur sur la voiture se paie cash. Il ne faut pas se louper, tout faire parfaitement pour aller jouer aux avant-postes. Pour les réglages, on essaie de travailler à partir de ce qu’on connaît et qu’on sait faire.

Tâtonner avant de pointer le bon choix… Voilà ce sur quoi Nato travaille. En attendant, il lui reste une course à réaliser ce week-end à Spa, avant de se rendre au Moscou Raceway le week-end du 23 juin prochain.

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l'aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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