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Oliver Rowland 2015 Formula Renault 3.5 Series
© Renault Sport Media

World Series by Renault – 2015, un grand cru ?

Ce mardi, à l’Atelier Renault, des personnalités emblématiques du sport automobile se sont retrouvées pour donner le coup d’envoi de la saison 2015 de World Series by Renault. Renault en a profité pour rappeler le lancement de la R.S. 01, exposée pour l’occasion au cœur de cette adresse prestigieuse des Champs Elysées. Actrice d’une nouvelle compétition voulant préparer au GT ou encore au DTM, celle-ci n’a pas éclipsé les compétitions monoplaces à l’honneur ce soir-là, la Formula Renault 3.5 Series et l’Eurocup Formula Renault 2.0.

Une saison plus déterminante qu’en apparence ?

Avec les retours des manches au Mans et à Silverstone, les World Series by Renault veulent faire valoir leurs atouts. Cet hiver, la filière de Renault a souffert d’un classement peu généreux en ce qui concerne les points alloués aux jeunes pilotes désireux d’obtenir une superlicence, le permis de conduire des pilotes de Formule 1. Pour autant, Jean Todt était présent pour annoncer le partenariat des World Series avec la campagne FIA Action Road for Safety, qui promeut la sécurité routière à l’échelle mondiale. Signe que les World Series ont toujours une belle place dans le paysage des formules de promotion ? La série a la responsabilité de le démontrer une fois n’est pas coutume, en tout cas !

Les forces en présence

Carlos Sainz et DAMS ont raflé les titres l’an passé en Formula Renault 3.5 Series. L’équipe française aligne un duo qui sera suivi de près, composé de Nyck de Vries et Dean Stoneman. Nyck de Vries sort d’un double programme en Formule Renault 2.0 (Alps + Eurocup) soldé par deux titres de champion qu’il se devait d’obtenir, mais pour lesquels il n’aura pas tremblé. Dean Stoneman, deuxième du GP3 et fort d’un palmarès plutôt riche en monoplaces, sera également attendu au tournant. Nullement impressionné par son crash spectaculaire en essais, le Britannique, qui en a vu d’autres, sera naturellement à surveiller. Et que dire du pari fou de Roberto Merhi, paré pour redresser Pons en parallèle d’un rêve F1 qui pourrait tourner au vinaigre chez Manor ?

Oliver Rowland se placera-t-il en grand favori ? L’un des protégés de la Racing Steps Foundation sait qu’il doit frapper un grand coup pour espérer atteindre les sommets. Sa fin de saison crescendo, soldée par une troisième, puis une deuxième et une première place lors des trois dernières courses, rappelle à ses adversaires qu’il faudra compter avec lui ! N’oublions pas non plus Jazeman Jaafar, qui a de part et d’autres montré de belles choses l’an passé et qui devra confirmer.

D’autres projecteurs attendront Tom Dillmann et Tio Ellinas. Les deux pilotes, respectivement chez Carlin et Strakka Racing, ont la pointe de vitesse et le talent nécessaires pour s’être taillés une bonne réputation, et ce malgré les difficultés budgétaires et autres embûches. Le Chypriote, au gabarit très grand, a pu se hisser en haut de la feuille des temps malgré une pesée qui a pourtant révélé des kilos en trop – monoplace incluse, ndlr. Tom Dillmann, qui a à cœur de mettre au point au mieux sa monture, dispose d’une énième chance de briller, et cette fois-ci, il peut s’y atteler dès les essais hivernaux sans se demander si le téléphone va sonner, avec au bout du fil une opportunité tant convoitée.

Autres pilotes français en lice, Matthieu Vaxiviere et Aurélien Panis ne partageront pas les mêmes préoccupations. Le premier rempile dans la catégorie après avoir acquis une maturité qui lui avait manqué par le passé. A confirmer, donc, tandis que Panis, qui pilotera chez Tech 1 Racing, sera attendu au tournant pour se forger un palmarès de qualité.

En Eurocup Formula Renault 2.0, le champion en titre de Formule Renault 2.0 NEC Ben Barnicoat sera à surveiller, au même titre que des pilotes tels que Louis Delétraz, Dennis Olsen ou encore Anton De Pasquale et Jack Aitken. Cette année encore, l’éclectisme des parcours des pilotes en lice va offrir au plateau des luttes que l’on imagine déjà acharnées. Chacun voudra asseoir ou façonner sa réputation de pilote véloce et réfléchi. Côté Français, Simon Gachet, Anthoine Hubert et Amaury Richard seront au rendez-vous.

Et du côté du calendrier ?

On l’a vu, le Mans et Silverstone reviennent, mais les piliers tels que Motorland Aragon, en ouverture de saison, perdurent. Le coup d’envoi y sera donné le week-end du 26 avril. Viendra ensuite Monaco, lors du Grand Prix de F1, puis Spa-Francorchamps. La fin du mois de mai sera donc chargée !

Il fera ensuite très chaud, à la mi-juin, au Hungaroring. Le tourniquet sera succédé par le circuit du taureau, le Red Bull Ring. Le pilier du sport automobile qu’est Silverstone se retrouvera sous les projecteurs le week-end du 6 septembre, une semaine avant un autre monument, le Nürburgring. Le Mans viendra ensuite, fin septembre, et ChequeredFlags y sera pour vous faire vivre la compétition de l’intérieur… Enfin, la finale est prévue à Jerez, le week-end du 18 octobre.

Ainsi, plus que jamais, et aussi et surtout en formules de promotions, les pilotes se donnent rendez-vous au premier virage !

À propos Juliette Follin

Juliette vous apporte les actualités, interviews et résumés de meetings de course sur un plateau, quelle que soit la discipline. En parallèle, elle supervise l’aspect technique et graphique sur le site et les réseaux sociaux.

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